Timide

Bonjour à vous,

sourisComme beaucoup de personnes, je suis timide, et je me suis dit que vous seriez peut-être intéressé(e) par la réalité et l’authenticité du témoignage d’une timide. (j’espère secrètement retenir votre attention jusqu’à la fin de ces quelques pages).
Si aujourd’hui cela ne me pose plus d’embarras, ce trait de caractère m’a souvent créé des barrières, que ce soit dans mes relations affectives ou professionnelles. Lorsqu’on est timide, on se sent un peu « bête ». Pas parce que nous le sommes, car nous connaissons notre valeur, mais parce que nous ne savons pas l’exprimer. Nous en souffrons.

Je me suis posée ces questions : suis-je vraiment timide, ou est-ce un manque de confiance en moi ? Suis-je hypersensible, ou associable ? Je crois que c’est un peu de tout.

Et vous ? êtes-vous timide ? connaissez vous une personne qui vit avec ce problème ? Sans doute, car une grande partie de la population rencontre au cours de sa vie avec plus ou moins d’intensité des épisodes de timidité. Nous allons voir ensemble que ce n’est pas une fatalité.


La timidité n’est pas une maladie. C’est un trait de caractère, qui une fois reconnu et accepté, peut se corriger et s’atténuer avec de la volonté et du travail sur soi. Si votre timidité est extrême, il faut bien sur vous tourner vers des professionnels. Elle peut aussi venir de l’éducation reçue, d’un complexe physique ou encore d’un traumatisme. En psychologie, on parle de trouble du comportement.

J’ai lu sur quelques sites traitant de la timidité, que ce problème proviendrait d’un trop grand ego. Leurs auteurs nous parlent d’égocentrisme, d’indifférence aux autres, d’orgueil, d’hypocrisie, de lâcheté, et j’en passe…
J’ai trouvé ça assez dur, sachant par expérience que la personne timide aura tendance à s’intéresser plus aux autres qu’à elle-même et à se projeter dans la sensibilité de chacune de ses relations.

Introvertie, je m’était toujours considérée sans personnalité, inintéressante, triste et sans relief, indigne d’être aimée pour moi-même, me sentant toujours coupable, sans savoir timidede quoi. Je ne suis pas « née » timide et ces idées ne me sont pas venues toutes seules. Disons que « on » m’avait inculqué cette image de moi, et que je l’ai intégrée comme une vérité. Toute petite déjà un complexe physique s’ajoutant à cette vilaine vision de moi-même, j’avais du mal à affronter le regard des autres et leur jugement. Je pouvais me mettre à pleurer pour un seul regard réprobateur ! Quand j’allais à l’école, je rasais les murs, mon visage rond comme la lune et rouge de honte (d’être « différente ») et le regard fixé au sol.
J’ai grandi et mon adolescence s’est passée avec ce manque de confiance en moi, la peur de m’exprimer, la peur aussi d’être rejetée, de m’exposer. J’avais très peu d’ami(e)s. Un manque évident de spontanéité et de gaieté me privait de relations, source d’échanges essentiels à la construction d’un adulte équilibré. J’étais la fille à la triste figure, celle vers qui ont n’a pas envie d’aller.

Ce comportement nocif m’a conduite à faire erreurs sur erreurs dans mes choix de vie (les choix que nous faisons se font plus avec le cœur qu’avec l’esprit). On oublie souvent de mentionner que les timides ont peur de blesser les autres et que souvent leurs décisions se prennent au détriment de leurs propres intérêts. Je dois bien avouer que j’ai perdu de belles années à « sous exister » en me « sous-estimant ». Je ne connaissais pas encore la positivité, espérant passivement que quelqu’un arriverait dans ma vie et changerait la grenouille en princesse. J’oubliais que la grenouille, avant d’être grenouille, était une princesse. Sinon, l’histoire n’aurait pas de sens. Donc, personne n’est venu prendre les commandes et agir à ma place et je suis devenue une adulte pleine de rêves que je considérai comme irréalisables.
Je me suis mariée et j’ai eu une petite fille. Je n’ai plus travaillé jusqu’à ses sept ans, préférant m’occuper d’elle. Avoir un enfant change une vie, c’est connu.

En plus de nous guérir de l’égoïsme, cela nous met dans des situations auxquelles nous ne pouvons pas nous soustraire. Docteurs, réunions d’écoles, fêtes scolaires, anniversaires, maladies, etc. Entendons nous, je ne vous suggère pas de faire un enfant pour sortir de votre timidité ! Je constate les bénéfices tirés des activités que cela nous impose. Plus d’assurance, de confiance en moi, de courage, de rapidité dans les prises de décisions. La maternité fut pour moi en tout cas le début du changement. Pour vous, ça pourrait être d’écrire votre journal, d’accueillir un animal de compagnie, de vous inscrire dans un parti politique ou un club de cinéma, de faire du bénévolat ou de vous engager dans des actions écologiques…

timiditc3a9-maladive-03Vous serez d’accord avec moi, nous accordons beaucoup trop d’importance aux événements qui nous perturbent. La peur de mal faire nous impose une pression bien inutile, et nous sommes souvent trop exigeants envers nous-mêmes. Etre timide, c’est fatiguant. D’une part nous gaspillons notre énergie à vouloir être parfait, et d’autre part, nos émotions qui sont un facteur déterminant dans notre façon de fonctionner, dirigent notre comportement. Si j’éprouve de la douleur lorsque je m’expose au regard des autres, alors je ne veux plus me montrer. Si je ne reçois que des critiques quand je tente d’exposer une opinion, alors je n’ai plus envie de parler, je préfère écouter. Je ne veux pas me mettre en insécurité.

C’est justement contre ces réactions que j’ai du lutter. J’ai du me battre contre moi-même. Que m’importe l’opinion d’un(e) tel(le) ou d’un(e) tel(le) ? Je dois agir et savoir rire des erreurs que je pourrais commettre. Apprendre à dédramatiser les situations bloquantes est un très bon exercice. Relativiser l’importance de l’échec. Un enfant tombe et se relève jusqu’à ce qu’il sache marcher… Quand on cherche à progresser, l’important est de ne pas chercher à brûler les étapes. Un pas après l’autre… Les expériences, même négatives, sont toujours enrichissantes, et les erreurs porteuses de leçons.

Puis mon mari et moi avons décidé de nous séparer. Cela impliquait de trouver un travail et de me replonger dans une vie sociale 8 heures par jour. Si je ne voulais pas revivre l’inconfort de la timidité, il fallait que vraiment me secouer. Je devais regarder les choses différemment. J’ai fait le tour de tous mes défauts, qualités, regrets et de toutes les occasions perdues par excès de timidité. Rien que cela m’a permis de progresser. En réalisant à quel point j’étais perdante à cause de mon comportement. J’ai donc repris un boulot, tout en travaillant à me corriger. J’ai dévoré des articles sur le sujet, fait des exercices, et me suis donné quelques coups de pieds au derrière.
Quelques années plus tard, j’avais bien progressé, mais c’est le besoin d’assouvir mes passions qui m’a permis de me surpasser. Je vous ai livré ces témoignages dans mes publications : confiance en soi et  prendre la parole en public .

Aujourd’hui, l’information est partout largement diffusée (et gratuite). Vous trouverez très facilement « la méthode » qui va vous correspondre et vous aider à progresser. N’hésitez pas à faire des recherches et à vous inspirer des très bonnes idées qu’on peut y trouver pour soulager la timidité : s’inscrire à un cours de théâtre, pratiquer un sport d’équipe, le yoga, la méditation…

N’oublions pas que la timidité n’est qu’une facette de notre personnalité. Nous avons bien d’autres atouts sur lesquels nous concentrer. Comme par magie, les défauts qui nous embêtent peuvent se transformer en qualités.

(Si vous êtes intéressé par la puissance des pensées positives, je vous recommande : la puissance des pensées positives )ban-pensees-positives

Voici mes petits trucs pour renverser les situations :
Si on vous dit : tu ne parles pas ?, dites « je préfère t’écouter ». Cela démontre une capacité d’écoute. Dans le jeu de la séduction, nous préférons d’abord écouter. Le ou la partenaire se sent valorisé(e) car il ou elle voit l’intérêt qu’on lui porte. En écoutant, nous allons mieux connaître cette personne, nous nous donnons le temps de la comprendre, nous nous rassurons. Cela ne va pas nous empêcher de faire des erreurs sur le choix de poursuivre ou non cette relation, mais ça, c’est le lot de tout un chacun !
Si on vous dit : tu es trop « émotif(ive) » vous pouvez répondre : je suis de caractère « sensible ». Les personnes « sensibles » sont appréciées pour leur douceur et leur compassion.
Trop « réfléchi(e) » : à transformer en : « Capacités d’analyse et de compréhension ». Important sur un CV. Dans le relationnel, c’est aussi une qualité car vous ne parlez pas à tort et à travers, et vous savez faire preuve d’imagination (à force d’analyser les situations pour vous protéger). Vous vous connectez facilement aux autres et ressentez leurs émotions.
100403095948385005756731Dans une conversation animée à laquelle vous « assistez », on vous demande : et toi, tu n’as rien à dire ? quel est ton avis ? répondez : je comprends l’avis de chacun, mais je pense personnellement que… (faites un effort, sortez de votre coquille, donnez votre avis, c’est important pour vous forger votre personnalité). Vous éprouvez de l’empathie. Vous ne jugez pas, vous comprenez. Et c’est une merveilleuse qualité. Une qualité appréciée autant en amour qu’en amitié.
De même, si on vous reproche de ne pas être assez souriant, souriez et répondez : oh, excuse moi, j’étais très « concentré » (sur une affaire, ou un problème à résoudre).
Dans les relations de groupes, en cas de conflit, ce sont souvent les personnes timides qui endosse le rôle du pacificateur. C’est un rôle aussi important qu’un autre dans le fonctionnement des groupes.

Derniers petits conseils : si vous décidez de travailler sur votre timidité, prenez un temps de réflexion sur vous-même dans le calme. Identifiez dans quels domaines cette timidité est la plus handicapante pour vous, reconnaissez comment elle se manifeste, et comment vous réagissez. Le fait de pouvoir clairement identifier toutes ces choses qui gravitent autour de votre timidité vous aidera à la vaincre plus facilement. Identifiez aussi vos qualités, car cela va vous apprendre à mieux vous connaître et vous ferez un premier pas vers l’estime de vous. Voyez avec vos amis et vos proches comment ils vous perçoivent. Ils sauront certainement mettre le doigt sur les points négatifs et positifs que vous pourrez vous exercer petit à petit à vaincre ou mettre en valeur. Pour mettre des couleurs à votre vie. 3250f2_00096d065a494823898e7e8f4b398335

Moi, je vous fait un bisou bien cordial . Liliane.

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